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IITarot & oracles

Tarot de Marseille : les 22 arcanes majeurs expliqués, lame par lame

Par Iris Vallon

Jeune femme brune en robe du soir bleu nuit, épaules dénudées, assise dans la lumière d'une bougie devant des cartes de tarot étalées sur une table de bois

Le Tarot de Marseille compte 22 arcanes majeurs, du Bateleur au Monde, avec le Mat en marge. Nous les parcourons un à un, en décrivant l'image et le sens que la tradition leur prête, et nous disons ce que l'on peut raisonnablement attendre d'une lecture.

Les arcanes majeurs du Tarot de Marseille sont les 22 grandes lames illustrées du jeu : le Bateleur (I), la Papesse, l’Impératrice, l’Empereur, le Pape, l’Amoureux, le Chariot, la Justice, l’Hermite, la Roue de Fortune, la Force, le Pendu, l’Arcane sans nom, la Tempérance, le Diable, la Maison Dieu, l’Étoile, la Lune, le Soleil, le Jugement, le Monde (XXI) et le Mat, qui porte le zéro ou reste sans numéro. Chacune montre une scène simple et frappante, que la tradition a chargée de sens au fil des siècles. Nous vous proposons ici de les parcourir dans l’ordre, en décrivant ce que l’on voit sur l’image, ce que l’on y lit d’ordinaire et, surtout, ce qu’il est honnête d’en attendre. Pour situer ce jeu parmi les autres supports de divination, notre guide du tarot et des oracles donne le tableau d’ensemble.

Un jeu de cartes avant d’être un oracle

Une première surprise attend celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire : le Tarot de Marseille n’a pas été conçu pour prédire quoi que ce soit. Il est né d’un jeu de société. Les premiers tarots connus apparaissent dans le nord de l’Italie au milieu du XVe siècle, et le fameux jeu Visconti-Sforza, peint à la main pour la cour de Milan, date d’un peu après 1450 selon le Metropolitan Museum de New York.

Le tarot dit « de Marseille » s’est ensuite fixé en France. La Bibliothèque nationale de France a présenté un jeu complet de 78 cartes, sorti de l’atelier du cartier Philippe Vachier à Marseille et daté de 1639 : c’est le plus ancien tarot marseillais connu produit dans cette ville. Avant cette découverte, un seul autre tarot « de Marseille » du XVIIe siècle était connu, celui de Jean Noblet, produit à Paris vers 1650 : le nom désigne donc un type de jeu autant qu’une ville. Ces exemples rappellent que les images que nous regardons aujourd’hui sont d’abord des cartes à jouer gravées sur bois puis coloriées au pochoir, par des artisans dont nous connaissons surtout les noms d’atelier.

L’usage divinatoire vient beaucoup plus tard. Le savant Antoine Court de Gébelin, en 1781, publie une lecture ésotérique du tarot, qu’il rattache à l’Égypte sans aucune preuve. Deux ans après, en 1783, Jean-Baptiste Alliette, dit Etteilla (1738-1791), fait paraître sa Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées tarots : il est considéré comme le premier professionnel connu de la divination par le tarot. L’expression « Tarot de Marseille » elle-même s’est popularisée à partir de 1930 grâce à Paul Marteau, qui édita un Ancien Tarot de Marseille destiné à cet usage. Autrement dit, les légendes sur des origines égyptiennes, hébraïques ou templières sont belles, mais l’histoire documentée est celle d’un jeu, puis d’une lecture symbolique bâtie par des auteurs identifiables. Pour aller plus loin, la notice de Wikipédia sur le Tarot de Marseille recense les principaux cartiers.

Comment le jeu est construit : 78 cartes, 22 majeurs

Un jeu de Tarot de Marseille compte 78 cartes. Vingt-deux sont les arcanes majeurs, les « atouts ». Les 56 autres, les arcanes mineurs, se répartissent en quatre enseignes latines (bâtons, coupes, deniers, épées), chacune comptant quatorze cartes : dix cartes numérales et quatre figures. Le mot « arcane » vient du latin arcanum, le secret : on le retrouve dans le vocabulaire du tarot pour désigner chaque carte, tandis que « lame » est le terme usuel des tarologues pour désigner une carte.

Famille Nombre Ce que l’on y voit Lecture habituelle
Arcanes majeurs 22 Personnages, scènes, astres Grandes étapes, états intérieurs, tournants
Arcanes mineurs numéraux 40 Bâtons, coupes, deniers, épées Situations concrètes du quotidien
Figures (valet, cavalier, reine, roi) 16 Personnages de cour Personnes, attitudes, rôles

Une remarque de vocabulaire avant d’entrer dans le détail : selon les jeux et les auteurs, l’ordre de certaines lames peut varier. Dans le modèle marseillais qui nous sert de référence, la Justice porte le numéro VIII et la Force le numéro XI, et le Mat n’est pas numéroté. Nous suivons cette convention pour tout l’article.

Les arcanes I à VII : l’apprentissage et l’élan

I, le Bateleur. Un jeune homme se tient debout, de face, derrière une table couverte d’objets. Certains lecteurs y reconnaissent des rappels des quatre enseignes du jeu, gobelet, denier, bâton et lame. C’est le commencement : il a tout à apprendre, mais toutes les possibilités sont sur la table. On y lit volontiers l’énergie de départ, l’ingéniosité, mais aussi l’agitation d’un début sans expérience.

II, la Papesse. Une femme voilée, immobile, tient un livre. Elle garde le seuil d’un savoir qui ne se livre pas à la première question. La tradition y voit le silence, la réserve, la patience de celle qui sait mais n’explique pas, et parfois aussi le repli sur soi.

III, l’Impératrice. Assise de face, couronnée, elle porte un écu à l’aigle et un sceptre. C’est la figure de l’aisance, de la parole, de la fécondité au sens large, celle des idées comme celle des choses. Son ombre possible : la vanité et la frivolité.

IV, l’Empereur. Casqué, de profil, assis, il regarde en direction de l’Impératrice. On lit ici la structure, la décision menée à terme, la stabilité du concret ; à l’envers de cette solidité, la rigidité ou l’autorité qui ne lâche rien.

V, le Pape. Sous une lourde tiare, il bénit de la main droite et tient de la gauche un sceptre à trois traverses, devant deux personnages tonsurés à ses pieds. Cette lame parle de transmission, d’enseignement, de bienveillance, et de la tentation de s’en remettre entièrement à un maître.

Jeune femme aux cheveux auburn en robe rouge garance, dos nu, tenant deux cartes de tarot devant elle, dans la lumière chaude d'une bougie
Devant chaque lame, on commence par décrire ce que l'on voit avant de chercher ce qu'elle « veut dire ».

VI, l’Amoureux. Un jeune homme se tient entre deux femmes tandis qu’au-dessus, dans un soleil, un ange s’apprête à décocher une flèche. Contrairement à ce que son nom laisse croire, la scène raconte moins la passion que le choix : hésiter, mesurer, décider en connaissance de cause. Nous en parlons plus en détail, avec ses usages dans les tirages sentimentaux, dans notre article sur le tarot de l’amour.

VII, le Chariot. Un homme couronné, armé d’un sceptre, conduit un char tiré par deux chevaux qui ne regardent pas dans la même direction. C’est l’élan, la volonté, l’ambition ; mais l’image montre aussi la difficulté de tenir ensemble deux forces qui tirent en sens contraire.

Les arcanes VIII à XIV : l’épreuve, le tournant, l’apaisement

VIII, la Justice. Un glaive dans la main droite, une balance dans la gauche : la femme qui trône ici juge de face, sans se laisser attendrir. Elle évoque la méthode, la rigueur, l’analyse, parfois la froideur d’un jugement trop rapide.

IX, l’Hermite. Enveloppé d’un ample manteau, il avance seul, tâtant le sol de son bâton et levant sa lanterne à hauteur des yeux. Il a déjà beaucoup marché et sait qu’il lui reste du chemin. Cette lame se lit comme un temps de recul, de recherche patiente, mais aussi d’isolement quand il dure trop.

X, la Roue de Fortune. Deux animaux s’agrippent à une roue, tandis qu’un être ailé et couronné, un sphinx selon la plupart des descriptions, la surmonte en tenant une épée. Elle parle des cycles, des occasions qui passent, de la part de hasard dans toute vie. Sa leçon la plus sobre : rien ne reste en haut ni en bas indéfiniment.

XI, la Force. Une femme et un fauve ; elle lui ouvre la gueule sans effort apparent. La tradition lit ici la maîtrise de soi, le courage tranquille qui n’a pas besoin de brutalité. On la compare volontiers à la confiance que l’on prend quand on affronte une peur.

XII, le Pendu. Un jeune homme est suspendu la tête en bas, un pied lié à une poutre portée par deux troncs aux branches coupées. Son visage reste calme. Voilà la lame de l’attente choisie, du point de vue renversé, du sacrifice consenti pour comprendre autre chose. Elle rappelle qu’il existe des moments où avancer, c’est justement ne rien précipiter.

XIII, l’Arcane sans nom. Un squelette armé d’une faux fauche ce qui se trouve sur son passage. On aurait tort de n’y voir que la mort au sens littéral : les tarologues l’interprètent d’ordinaire comme la fin nécessaire d’une étape, le changement radical qui débarrasse de ce qui encombre. La lame n’annonce rien de tel dans la vie réelle ; elle dit seulement que l’on peut, symboliquement, tourner une page.

XIV, la Tempérance. Un ange verse un fluide d’une urne dans l’autre, sans en perdre une goutte. C’est le geste de la mesure, du dosage, de la réconciliation entre des énergies contraires, et l’un des rares moments calmes de la série.

Les arcanes XV à XXI : la chute, la lumière, l’accomplissement

XV, le Diable. Un être androgyne, cornu, ailé comme une chauve-souris, se dresse sur un piédestal auquel deux petits diables sont attachés. La lecture classique y voit les liens que l’on se choisit sans toujours le savoir : dépendances, orgueil, passions qui prennent le dessus. La question posée par la lame est simple : qu’est-ce qui me retient, et est-ce que je le tiens autant qu’il me tient ?

XVI, la Maison Dieu. Une tour perd son couronnement sous l’impact d’une flamme venue du ciel, et deux personnages tombent dans le vide. On y lit l’effondrement de ce qui avait été construit trop haut ou sur de mauvaises bases, et la nécessité de reconstruire. L’image est spectaculaire ; sa portée symbolique est plus nuancée, car elle parle aussi de libération.

XVII, l’Étoile. Une jeune femme agenouillée au bord de l’eau verse le contenu de deux cruches. Au-dessus d’elle brille une grande étoile entourée de sept autres. Après la tempête vient le calme : on lit ici l’espoir, la simplicité des gestes justes, le souffle retrouvé.

XVIII, la Lune. Sous un astre qui reflète la lumière du soleil, deux animaux gardent un chemin près d’un bassin où rampe un crustacé. C’est la lame de l’incertitude, de l’imagination, de ce qui remonte de l’ombre : intuition pour les uns, illusions et inquiétudes pour les autres. Lire la Lune, c’est accepter de ne pas tout voir.

XIX, le Soleil. Deux enfants, ou deux jumeaux selon les lectures, se tiennent sous un astre rayonnant. Voici la joie partagée, la clarté, la confiance retrouvée. Un conseil de prudence traditionnel accompagne la lame : ne pas laisser l’ego prendre toute la place.

XX, le Jugement. Un ange sonne de la trompette au-dessus de personnages qui se relèvent. Le motif vient de l’iconographie chrétienne du réveil des morts, mais sa lecture symbolique est plus large : l’appel à faire le point, à pardonner ses erreurs, à repartir avec lucidité.

XXI, le Monde. Une figure dansante, entourée d’une couronne, occupe le centre de la scène. C’est la lame de l’aboutissement : un cycle se ferme, un projet se conclut. Elle rappelle aussi que le mot « fin » est rarement le dernier. La légende du fil rouge du destin porte une idée voisine : ce qui nous relie continue au-delà d’une étape.

Le Mat, la lame sans numéro

Reste le Mat, à part. Un personnage en marche, un balluchon sur l’épaule, un animal à ses talons, ne semble pas savoir où il va. Il n’a pas de place fixe dans la suite des atouts, ce qui lui vaut d’être parfois placé au début, parfois à la fin, parfois entre XX et XXI selon les jeux et les traditions. Nous aimons le voir comme la charnière : après le Monde, on repart, mais autrement. On y lit la liberté, l’insouciance, le pas dans l’inconnu ; on y lit aussi le risque de l’imprudence.

Cette idée d’un parcours qui boucle sur lui-même est une lecture, pas un fait historique. Elle a été popularisée par des auteurs du XIXe et du XXe siècle et se trouve dans de nombreux ouvrages contemporains. Elle a le mérite de donner un fil à la mémoire : le Bateleur commence, il apprend, il s’égare, il se relève, puis il achève, puis il repart. Si vous aimez voir comment d’autres traditions organisent des signes en série, notre article sur les runes montre un autre alphabet symbolique, lui aussi lu par familles.

Lire une lame : polarités, binômes et position

Un principe revient chez la plupart des tarologues : aucune lame n’est purement bonne ou mauvaise. Chacune possède ce qu’on appelle une polarité, plus ou moins favorable selon le contexte. Le Soleil peut signaler une confiance excessive, la Maison Dieu peut ouvrir la voie à un renouveau. La lecture se nourrit donc de trois éléments.

  • La place dans le tirage : la même lame ne dit pas la même chose en position « situation présente » ou « obstacle ».
  • Les voisines : une lame posée à côté d’une autre nuance ou modifie son sens ; on lit alors les cartes par binômes, à l’horizontale, à la verticale ou en diagonale.
  • La question posée : une question claire et ouverte (« comment aborder cette décision ? ») donne plus de matière à réfléchir qu’une question fermée (« va-t-il m’appeler ? »).
Nature morte de cartes de tarot anciennes étalées en croix sur un tissu sombre, éclairées par deux bougies, sans lettrage lisible
Un tirage en croix : cinq lames, un carrefour de lectures possibles.

Une cartomancienne expérimentée insiste souvent sur ce dernier point : avant de tourner la première lame, la qualité de la question compte. Nous avons rassemblé dans un entretien avec une cartomancienne des conseils de pratique qui vont dans ce sens.

Deux tirages simples pour commencer

Vous n’avez pas besoin d’un tirage compliqué pour vous familiariser avec les arcanes majeurs. Deux méthodes classiques suffisent largement.

Le tirage à deux lames. Battez les 22 arcanes majeurs, posez votre question en silence, étalez le jeu en éventail, tirez deux lames et retournez-les. La première décrit la situation ou le point de départ, la seconde ce qui pourrait l’éclairer ou la faire évoluer. C’est la formule la plus courte et la plus simple pour un premier essai.

Le tirage en croix à cinq lames. Tirez cinq lames une à une et posez-les en croix : à gauche, à droite, en haut, en bas et au centre. Une lecture courante attribue la première au consultant et à ses atouts, la deuxième aux imprévus et aux obstacles, la troisième à la suite possible à court et moyen terme, la quatrième à la question actuelle, et la cinquième, au centre, à une synthèse dont le sens colore les quatre autres.

Quelques repères pour ne pas se perdre :

  • notez la date, la question et les lames tirées, pour relire plus tard sans vous fier à votre mémoire ;
  • ne tirez pas dix fois de suite sur la même question, en espérant une autre réponse ;
  • décrivez d’abord l’image, puis seulement son sens traditionnel, puis ce qu’elle vous évoque ;
  • arrêtez-vous si le tirage vous angoisse : ce n’est pas un verdict.

Ce que dit la tradition, ce que l’on peut en attendre

Nous devons être clairs : aucun élément scientifique ne prouve que les cartes prédisent l’avenir. Ce que l’on peut affirmer, en revanche, c’est que les images du tarot sont riches, anciennes et polysémiques, ce qui en fait un support de réflexion apprécié. Poser une question, tirer une lame, chercher pourquoi cette image nous parle ou nous gêne : cette démarche aide certaines personnes à formuler ce qu’elles pressentent déjà, à considérer une situation sous un autre angle, à se donner un temps d’arrêt.

C’est une démarche de dialogue avec soi-même, pas une prescription. Une lecture ne remplace ni l’avis d’un médecin, ni celui d’un avocat, ni une vraie conversation avec les personnes concernées, et elle ne promet rien en matière d’amour, d’argent ou de santé. Si l’on vous annonce un événement précis, une catastrophe à venir, ou si l’on vous presse de payer davantage pour « conjurer » quelque chose, il s’agit d’un signal d’alerte. En cas de doute sur une pratique commerciale, l’organisme public de référence est la DGCCRF, et vous pouvez signaler un problème sur SignalConso.

Choisir son jeu et prendre le temps de l’apprendre

Il existe de nombreuses éditions du Tarot de Marseille : reconstitutions de jeux anciens, versions restaurées, versions aux couleurs adoucies. Les différences portent sur le dessin, les teintes et parfois la numérotation. Pour un premier achat, trois critères aident à choisir.

  • Lisibilité : des traits nets et des couleurs franches facilitent l’observation des détails.
  • Format : un jeu que la main tient à l’aise se manipule mieux, surtout pour battre 78 cartes.
  • Fidélité : une édition qui indique le modèle dont elle s’inspire (cartier, époque) est plus rassurante qu’un jeu sans référence.

Enfin, comptez sur la durée. Nous conseillons de consacrer une soirée à chaque groupe de sept lames, de les décrire à voix haute, de noter ce qui vous frappe, puis de comparer avec les lectures traditionnelles. En quelques semaines, les images cessent d’être des inconnues, et c’est à ce moment-là seulement que la lecture devient un plaisir plutôt qu’un exercice. À votre rythme, sans rien attendre d’autre qu’une meilleure connaissance d’un très bel héritage de cartiers, de graveurs et de lecteurs.

Questions fréquentes

Il y en a 22 : vingt et une lames numérotées de I à XXI, plus le Mat qui ne porte pas de numéro. Ils forment avec les 56 arcanes mineurs le jeu complet de 78 cartes.

Les arcanes majeurs sont les atouts illustrés de scènes ou de personnages, comme le Pendu ou la Lune. Les arcanes mineurs sont répartis en quatre enseignes (bâtons, coupes, deniers, épées) et se lisent plus volontiers comme des situations du quotidien.

Pour la plupart des tarologues, non : une lame a des nuances plus ou moins favorables selon la position dans le tirage et les voisines. La Maison Dieu ou l'Arcane sans nom parlent de ruptures, mais aussi de renouveau.

Aucune étude sérieuse ne l'établit. Nous le présentons comme un support de réflexion : les images aident à mettre des mots sur une situation, à envisager des points de vue, sans rien garantir.

Non. Il suffit d'un jeu, de curiosité et d'un peu de patience pour apprendre les images une à une. Comme pour une langue, la pratique régulière compte plus que n'importe quel talent supposé.

Beaucoup de personnes commencent par les seuls 22 arcanes majeurs, ce qui limite le nombre d'images à mémoriser. On les découvre dans l'ordre, du Bateleur au Monde, en gardant le Mat pour la fin.

Iris Vallon dirige la rédaction d'Au fil du destin. Elle s'intéresse à l'histoire et à la symbolique des arts divinatoires, et tient à ce que chaque article dise aussi ce que ces pratiques ne peuvent pas faire. En savoir plus sur la rédaction.