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Une femme brune en robe bleu nuit, debout dans une alcôve de pierre éclairée par des bougies, regarde une petite médaille d'argent posée au creux de sa main

VIISaints, anges & prières

Médaille de saint Benoît : ce que disent ses lettres, d'où elle vient et comment l'Église l'entend

Par Iris Vallon

La médaille de saint Benoît est un petit objet couvert de sigles latins. Nous déchiffrons ses lettres, retraçons son histoire documentée, de Metten en 1647 à Montecassino en 1880, et rappelons ce que la tradition catholique en attend : une prière, jamais un talisman.

La médaille de saint Benoît est une petite médaille catholique dont le revers porte une croix entourée de sigles latins. Ces lettres sont les initiales de courtes prières contre la tentation, dont le sens a été retrouvé en 1647 grâce à un manuscrit de 1415. Pour l’Église, c’est un sacramental : un signe qui soutient la prière, et non un porte-bonheur. Voici comment la lire, d’où elle vient, et ce que l’on peut raisonnablement en attendre.

Nous avons voulu écrire ce guide parce que l’objet est partout, dans les églises comme sur les sites de vente en ligne, et que les explications qui l’accompagnent mélangent volontiers l’histoire, la dévotion et les promesses. Nous avons relu les textes des bénédictins eux-mêmes, l’Encyclopédie catholique de 1913 et le Code de droit canonique pour séparer ce qui est documenté, ce qui est enseigné et ce qui relève du folklore.

Une médaille, deux faces, beaucoup de lettres

La médaille actuelle, dite médaille jubilaire, présente deux faces très chargées. Sur l’avers, saint Benoît se tient debout. Il tient une croix dans la main droite et sa Règle dans la main gauche. De part et d’autre, sur un piédestal, une coupe brisée et un corbeau qui s’apprête à emporter un pain. Au-dessus de ces deux objets figurent les lettres C S P B. Tout autour, une inscription circulaire demande que la présence du saint nous fortifie à l’heure de la mort. Sous le saint, une mention rappelle l’origine de la médaille : le Mont-Cassin, 1880.

Le revers est celui que l’on remarque en premier. Une grande croix occupe le centre, avec des lettres sur chacune de ses branches et dans les quatre angles. Au sommet, on lit le mot PAX, « paix », devise bénédictine, ou parfois le monogramme IHS. Autour de la croix, un cercle de lettres séparées par des points forme deux séries : V R S N S M V d’un côté, S M Q L I V B de l’autre.

Rien de tout cela n’est un code secret. Le père Bernardine Patterson, moine de Collegeville, le dit sans détour : il n’y a « rien de caché ni de superstitieux » dans ces lettres, dont la signification est connue et approuvée par l’Église. Ce sont de courtes invocations, que l’on prêtait volontiers à saint Benoît lui-même, écrites en abrégé pour tenir sur un petit support. La médaille s’inscrit ainsi dans la famille des dévotions que présente notre guide des saints, des anges et des prières.

Les lettres de la croix, une par une

Les sigles se répartissent entre la croix elle-même et le cercle qui l’entoure. Le tableau ci-dessous les rassemble avec leur forme latine et leur traduction courante. Le latin est celui de la tradition bénédictine ; les traductions sont les nôtres, aussi proches du texte que possible.

Lettres Latin développé Traduction Où les lire
C S P B Crux Sancti Patris Benedicti Croix du saint Père Benoît Angles de la croix, et au-dessus de la coupe et du corbeau
C S S M L Crux Sacra Sit Mihi Lux Que la sainte Croix soit ma lumière Branche verticale de la croix
N D S M D Non Draco Sit Mihi Dux Que le dragon ne soit pas mon guide Branche horizontale de la croix
V R S N S M V Vade Retro Satana, Nunquam Suade Mihi Vana Arrière, Satan ; ne me conseille jamais tes vanités Cercle, première série
S M Q L I V B Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venena Bibas Ce que tu offres est mauvais ; bois toi-même tes poisons Cercle, seconde série
P A X Pax Paix Sommet de la croix
I H S Iesus Hominum Salvator, selon l’interprétation la plus courante Jésus, Sauveur des hommes Parfois à la place de PAX

Deux remarques de lecture s’imposent. La première concerne la branche horizontale : les sources hésitent entre Non Draco, « que le dragon ne soit pas mon guide », et Non Demon, « que le démon ne soit pas mon guide ». Le père Patterson explique que le manuscrit de 1415 porte l’image d’un monstre ailé, un dragon, et que la forme « démon » a circulé ensuite ; dans les deux cas, le dragon désigne symboliquement le mal.

La seconde remarque touche au cercle. Les deux séries de lettres ne reprennent que quelques vers d’un poème plus long, dit léonin, dont les initiales suffisent à rappeler le tout. La première moitié renvoie à la tentation que le saint aurait repoussée par le signe de la croix. La seconde évoque la coupe empoisonnée qu’on lui aurait tendue. Ce sont des récits tirés de la tradition, que nous retrouverons plus bas.

D’où vient la médaille : 1415, 1647, 1741, 1880

Soyons clairs d’emblée : la date de la première médaille est inconnue. Les bénédictins de Saint John’s Abbey l’écrivent eux-mêmes : « Nous ne savons pas quand la première médaille de saint Benoît a été frappée ». Ce que l’on peut établir, c’est une chronologie en quatre étapes, avec des degrés de certitude différents.

Une médaille d'argent ancienne gravée d'une croix, posée sur du velours bordeaux près de livres anciens et d'une bougie allumée
Une médaille, un livre, une flamme : l'objet est petit, mais les inscriptions qu'il porte condensent toute une prière.

1415 : le manuscrit. En 1647, on a retrouvé à l’abbaye de Metten, en Bavière, un manuscrit daté de 1415. Il comporte le dessin de saint Benoît tenant d’une main un bâton terminé par une croix, de l’autre un rouleau. Sur le bâton et sur le rouleau figuraient en toutes lettres les phrases dont les sigles sont les initiales. C’est le plus ancien témoin du programme de lettres. Il ne prouve pas pour autant qu’une médaille existait déjà en 1415 : il prouve que les formules, elles, étaient connues.

1647 : Natternberg et Metten. La tradition rapporte que lors d’un procès pour sorcellerie à Natternberg, près de Metten, les accusées auraient affirmé qu’elles n’avaient aucun pouvoir sur l’abbaye, placée sous la protection de la croix. Une enquête sur les murs de l’abbaye aurait alors fait apparaître des croix peintes, entourées des lettres que l’on voit aujourd’hui, mais dont le sens était oublié. C’est en cherchant à le comprendre que les moines auraient exhumé le manuscrit. Nous rapportons ce récit tel que l’Encyclopédie catholique de 1913 le donne, en rappelant qu’il s’agit d’une tradition monastique et non d’un procès-verbal que nous aurions consulté.

1741 et 1742 : l’approbation. Des médailles portant l’image de saint Benoît, la croix et ces lettres ont ensuite été frappées en Allemagne, puis se sont répandues en Europe. Le pape Benoît XIV les a approuvées par deux brefs, l’un du 23 décembre 1741, l’autre du 12 mars 1742. 1880 : la médaille jubilaire. La forme moderne a été frappée en 1880 pour le quatorzième centenaire de la naissance de saint Benoît, traditionnellement placée en 480. Le dessin a été réalisé à l’archiabbaye de Beuron, en Allemagne, à la demande du prieur du Mont-Cassin, le père Boniface Krug. C’est cette version, la plus répandue dans le monde chrétien, qui réunit tous les éléments décrits plus haut. Si vous tenez une médaille de saint Benoît aujourd’hui, il y a de fortes chances qu’elle en soit une copie.

Retenons la nuance : la médaille d’aujourd’hui est une synthèse tardive, mais ses formules sont bien plus anciennes qu’elle. Il vaut mieux dire « la tradition rapporte » que « il est établi », pour tout ce qui précède 1647.

Saint Benoît derrière l’objet : la croix, la coupe, le corbeau

Pourquoi ce saint-là ? Benoît de Nursie, né vers 480 selon la tradition, est le père du monachisme occidental. Sa vie nous est connue par le deuxième livre des Dialogues du pape Grégoire le Grand, un texte du VIe siècle. Grégoire y décrit un homme qui recourt au signe de la croix à plusieurs moments critiques : pour dissiper une tentation, pour briser un vase qui contenait du poison, pour faire cesser une apparence d’incendie dans le monastère.

La médaille met ces épisodes en images. La coupe brisée sur l’avers rappelle le breuvage empoisonné. Le corbeau qui emporte un pain renvoie à un autre récit : un pain empoisonné envoyé au saint par un jaloux, qu’un corbeau aurait emporté au loin. Ce sont des légendes pieuses, transmises par une source ancienne ; nous les présentons comme des récits de tradition. Elles expliquent surtout le choix des images : sur cette médaille, la croix est ce qui déjoue le mal.

La formule gravée autour du saint, qui demande d’être fortifié à l’heure de la mort, explique aussi pourquoi les bénédictins considèrent Benoît comme un patron de la bonne mort. La tradition raconte qu’il est mort debout, soutenu par ses frères, après avoir communié. Ce n’est pas une promesse faite à celui qui porte la médaille, c’est une demande adressée à Dieu par l’intercession du saint. Pour l’ensemble de ce paysage, des anges aux litanies, vous pouvez reprendre le guide des saints, des anges et des prières cité plus haut, qui replace la médaille parmi les autres dévotions.

Ce que l’Église en dit : un sacramental, pas un talisman

C’est le point sur lequel les explications commerciales se trompent le plus souvent. Pour comprendre ce que la médaille est, il faut passer par une catégorie précise du droit de l’Église. Le canon 1166 du Code de droit canonique définit les sacramentaux comme « des signes sacrés par lesquels, d’une certaine manière, à l’imitation des sacrements, sont signifiés et obtenus à la prière de l’Église des effets surtout spirituels ». Les bénédictins de Collegeville rangent la médaille de saint Benoît parmi ces sacramentaux.

Trois conséquences se tirent du texte même du Code.

  • Le sacramental agit « à la prière de l’Église ». Ce n’est pas l’objet qui produit un effet par lui-même ; c’est la prière de l’Église, et celle de la personne qui l’utilise, que l’objet accompagne. Les bénédictins de Collegeville le disent en toutes lettres : ils rejettent tout usage d’un objet religieux « comme s’il s’agissait d’un charme ou d’un objet doté d’un pouvoir magique pour apporter la chance ou une meilleure santé ».
  • Les rites sont fixés par l’Église. Selon le canon 1167, seul le Siège apostolique peut instituer de nouveaux sacramentaux, et les rites et formules approuvés doivent être observés avec soin. Une « bénédiction maison » inventée par un vendeur n’a donc pas la même portée qu’une bénédiction donnée par un prêtre selon le rituel.
  • Les choses bénies se traitent avec respect. Le canon 1171 demande que les objets destinés au culte par une bénédiction ne soient pas employés à un usage profane ou impropre. C’est une raison de plus pour ne pas en faire un simple bibelot, ni un fétiche.

On peut observer le même esprit dans la tradition de la prière chrétienne en général. Un texte comme les litanies de la divine Providence procède de la même manière : des formules transmises, répétées, qui orientent l’attention vers Dieu et n’attendent aucun résultat mesurable. La médaille, elle, résume cette attitude en un signe que l’on garde sur soi.

Un moine bénédictin en habit noir à capuchon marche lentement sous les arcades de pierre d'un cloître, à l'aube
Un cloître à l'aube : la médaille vient de la tradition de prière quotidienne des moines bénédictins.

Comment la porter, et la faire bénir

Il n’existe aucune manière prescrite de porter la médaille. Les bénédictins de Saint John’s Abbey précisent qu’on peut la porter sur une chaîne autour du cou, l’attacher à son chapelet, la garder dans une poche ou un sac, la placer dans sa voiture ou dans sa maison. Il arrive aussi qu’on la glisse dans les fondations d’une maison ou dans un lieu de travail, par désir de placer l’endroit sous la protection de Dieu. Dans tous ces cas, le sens recherché est le même : faire de l’objet un rappel silencieux de la prière.

Quant à la bénédiction, le Code précise que tout prêtre peut donner les bénédictions, sauf celles qui sont réservées au pape ou aux évêques (canon 1169, paragraphe 2), et que le diacre ne peut donner que celles que le droit lui permet expressément (paragraphe 3). Les bénédictins ajoutent que le prêtre n’a pas besoin d’être bénédictin. La démarche est simple :

  • présenter la médaille à un prêtre, après une messe ou à la sacristie, en demandant la bénédiction de la médaille de saint Benoît ;
  • accepter les mots du rituel plutôt que d’attendre une formule personnalisée, puisque les textes approuvés sont ceux qui engagent la prière de l’Église ;
  • la bénir une seule fois, sans chercher à la « recharger » : une bénédiction n’est pas une pile qui s’épuise, et toute idée de recharge appartient à d’autres univers, comme celui de la lithothérapie.

Le texte approuvé par les bénédictins demande, pour ceux qui l’utiliseront, la grâce d’une vie sainte, la santé de l’âme et du corps, et la force de résister à la tentation. Il s’agit d’une demande adressée à Dieu, qui reste libre de l’exaucer comme il l’entend. Nous ne reprenons pas cette formule à notre compte comme une promesse médicale, ce qui serait hors de notre champ ; elle s’inscrit dans le langage de la prière, pas dans celui de la garantie.

Si la médaille vous accompagne pour une neuvaine ou une prière du soir, notre rubrique sur les bougies, neuvaines et rituels explique comment la flamme de dévotion s’inscrit dans cette même tradition, sans en faire un procédé.

Ce qu’elle ne fait pas : trois méprises fréquentes

Une partie de la littérature qui entoure la médaille promet des effets : protéger contre les maladies, éloigner les mauvais esprits, assurer la réussite. Nous ne reprenons aucune de ces promesses, et nous préférons nommer les méprises les plus courantes.

  • Croire qu’elle protège par elle-même. Aucune étude ne démontre un effet de la médaille sur la santé, la chance ou la sécurité, et l’Église ne l’enseigne pas. Si des témoignages de guérison circulent depuis longtemps dans les récits de piété, ils relèvent du témoignage personnel, et nous ne pouvons ni les confirmer ni les écarter. La médaille ne remplace jamais un avis médical ni un suivi de santé.
  • La confondre avec une formule magique. Le texte du cercle est une prière de rejet du mal, adressée à Dieu à travers le saint, et non un sortilège. Un exorcisme proprement dit, lui, ne peut être prononcé qu’avec la permission particulière et expresse de l’Ordinaire du lieu, comme le rappelle le canon 1172. La médaille n’est pas un substitut à cette démarche, et une détresse psychique relève d’abord d’un professionnel de santé.
  • Acheter une « version » plus puissante. Les sites marchands vendent des médailles « vibrantes », « énergisées » ou « consacrées » à des prix très variables. Cela relève du commerce, non de la tradition : le prix, le métal ou la taille ne changent rien au sens. Une médaille simple, bénie par un prêtre, vaut ce que vaut l’intention de celui qui la porte.

Un détail pratique intéressera les collectionneurs : les bénédictins de Saint John’s Abbey proposent des médailles de tailles et de matières très variées, et prennent la médaille jubilaire de 1880 comme référence pour juger de toute médaille de saint Benoît, quels que soient sa forme ou son dessin légitimes.

Pour aller plus loin : la Règle, plutôt que la médaille

La médaille n’est qu’une porte d’entrée vers Benoît de Nursie. Ce qui fait la renommée du saint n’est pas l’objet qui porte son nom, c’est la Règle qu’il a rédigée vers 530-540 pour la communauté du Mont-Cassin : 73 chapitres qui articulent la prière commune, le travail manuel, la lecture spirituelle et l’accueil de l’hôte. C’est elle qui explique pourquoi un homme du VIe siècle continue d’inspirer des communautés entières.

Pour la découvrir sans devenir moine, un guide clair la présente chapitre par chapitre : la Règle de saint Benoît, sagesse monastique pour la vie ordinaire. Il rappelle que ce texte est d’abord un manuel d’organisation pratique, écrit pour répondre à des problèmes très concrets. Nous vous conseillons de ne pas séparer la médaille de ce que l’on sait du saint : l’une sans l’autre manque de sens.

Ce que nous retenons

La médaille de saint Benoît est un objet de piété à l’histoire solide et aux origines un peu brumeuses. Ses lettres sont lisibles, et personne n’a besoin d’un spécialiste pour les comprendre ; son usage est simple ; sa portée est strictement spirituelle. Si vous décidez d’en porter une, faites-la bénir par un prêtre, lisez les lettres comme une prière, et gardez à l’esprit ce que disent ceux qui la frappent depuis 1880 : ce n’est pas un charme.

Les deux repères les plus fiables sont, d’une part, les bénédictins eux-mêmes, dont les textes sont en accès libre, d’autre part le Code de droit canonique pour tout ce qui touche aux bénédictions. Nous n’avons pas relu le Manuel des indulgences : des indulgences ont bien été attachées à la médaille selon l’Encyclopédie catholique de 1913, mais les règles en vigueur aujourd’hui sont à demander à un prêtre. D’autres dévotions simples, comme la prière à sainte Thérèse, obéissent à la même logique : un texte ancien, une intention, aucune garantie.

Questions fréquentes

C S P B sont les initiales de Crux Sancti Patris Benedicti, c'est-à-dire « Croix du saint Père Benoît ». Ces quatre lettres figurent dans les angles de la croix, au revers de la médaille, et la formule est reprise au-dessus de la coupe et du corbeau sur l'avers.

La date de la première frappe est inconnue. La plus ancienne attestation documentée remonte à 1647, quand un manuscrit de 1415 trouvé à l'abbaye de Metten, en Bavière, a permis de lire les lettres. La médaille a été approuvée par Benoît XIV en 1741 et 1742, et sa forme actuelle date de 1880.

Non, pas au sens d'un talisman. Les bénédictins eux-mêmes écrivent que l'on rejette tout usage d'un objet religieux comme porte-bonheur. L'Église la range parmi les sacramentaux : un signe qui accompagne la prière de celui qui la porte, sans effet automatique.

Selon le Code de droit canonique, tout prêtre peut donner les bénédictions, sauf celles réservées au pape ou aux évêques, et le diacre celles que le droit lui permet expressément. Le prêtre n'a pas besoin d'être bénédictin. Le plus simple est de la lui présenter après une messe ou à la sacristie.

Rien n'interdit de la porter, mais son sens est chrétien : c'est une prière à la croix du Christ. La porter comme simple bijou, ou comme objet magique, ne correspond pas à ce que la tradition en attend. En cas de doute, demandez conseil à un prêtre ou à une communauté bénédictine.

Iris Vallon dirige la rédaction d'Au fil du destin. Elle s'intéresse à l'histoire et à la symbolique des arts divinatoires, et tient à ce que chaque article dise aussi ce que ces pratiques ne peuvent pas faire. En savoir plus sur la rédaction.